|
Editorial du Lien Fraternel de février 2010
Le Dieu des vivants
Pendant onze années j’ai été pasteur dans un aéroport. Pourquoi y faire quoi ? On m’a souvent posé la question. Il y a une circonstance où les autorités n’oublient pas d’appeler le pasteur et le prêtre : face à la mort. Pour chaque être humain cela arrivera, une fois. Sur un aéroport cela arrive... très rarement : une fois j’ai été appelé pour un accident à l’atterrissage. Aux yeux des autorités, ce sont bien les situations d’urgence qui justifient l’espace des chapelles et qui rendent indiscutable la présence des aumôniers. Mais n’y a-t-il vraiment que ça ? Un jour je demandais à un officier de police ce qui se passait, il m’a répondu abruptement : “Monsieur l’aumônier, faites vos prières et tout se passera bien” ! Pour lui le religieux n’intervenait, je crois, qu’autour de la mort. Ce qui se passait devant nous, ce qui inquiétait le public, cela ne me regardait pas ; chacun a son travail, chacun se débrouille... Monsieur l’aumônier, passez votre chemin.
Nombreux sont ceux qui relèguent ainsi Dieu dans l’au-delà : loin de la vie de chaque jour où l’on fait ce qu’on doit, on se bat, on se débat, on se débrouille. Dieu ? Il s’occupe de nous... après la mort. On l’attend dans l’au-delà, comme sur les tympans des cathédrales, les images du Jugement Dernier, les sculptures des « gisants » représentant les saints allongés, endormis dans l’au-delà.
Mais c’est tout FAUX, il faut tout reprendre à zéro. Regardez bien. L’histoire du Jugement dernier ne sert pas à décrire, étape par étape, ce que fera Dieu, Jésus, ou même Saint Pierre à l’arrivée de chacun dans l’au-delà. Elle montre ce que nous, aujourd’hui, nous faisons et ce que nous ne faisons pas, et comment Jésus nous rencontre incognito ici (Matt. 25. 31-46).
Les saints, si les catholiques en font valablement mémoire, ce n’est pas pour les contempler dans le ciel, mais pour que leur courage et leur amour fraternel servent d’encouragement aux hommes à bout de force. Ce ne sont pas des corps endormis.
Jésus a donné à ses disciples un message qui fait vivre, une puissance qui rabiboche : « Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie...Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés, ils leur seront pardonnés.... Aimez-vous les uns les autres... Lorsqu’on vous conduira devant le tribunal, ne vous inquiétez pas de ce que vous aurez à dire, les paroles que vous aurez à prononcer vous seront données »
Ces paroles ne concernent pas l’au-delà, elles n’ont de sens que pour notre quotidien. Si nous y invitons Jésus, car il ne s’impose pas de force. Il disait : « Dieu est le Dieu des vivants, et non des morts ». Acceptez et désirez mettre vraiment sa présence dans votre vie.
Zoltan Zalay
|
|
|
Un
appel d’urgence a été lancé le 13 janvier 2010 par la Fédération Protestante de France... Dans ce pays dépourvu d’infrastructures suffisantes, où la population est extrêmement pauvre, la situation est dramatique.
(... ...) il est important d’inscrire la générosité indispensable
dans une démarche de compassion et de prière. Le Défap - Service
protestant de mission s’associe à la détresse du peuple haïtien et se
mobilise avec la Fédération protestante de France pour lui venir en
aide, au travers des Eglises protestantes d’Haïti. (....)
Cliquer ici pour lire la suite
|
|
|