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S’arrêter
Nos
conseils presbytéraux ont retenu une journée de ce mois, le samedi 2 février,
pour faire une retraite. Bien que cela ne touche que les membres des conseils,
je vous propose de réfléchir à ce programme.
Une
retraite ! Pourtant, les projets à discuter et les actions ne manquent pas
dont il faut faire le bilan et conduire la coordination ; nos conseils
aussi vivent avec le sentiment de manquer de temps.
C’est
justement alors le moment de faire une pause, comme un Shabbat. Cesser de
bourrer nos journées d’actions et de programmes, comme au supermarché on entasse
les courses dans le caddie.
L’homme
doit-il vraiment toujours se placer sous
l’impératif du “PLUS”, qui produit frustrations et
épuisement : « gagner plus, consommer plus, travailler plus... »
N’est-il pas important d’abord de prendre du temps pour l’essentiel,
devant Dieu d’entrer dans sa joie ? Le reste doit venir en son temps. Une
part d’efficacité aussi, bien sûr.
Au
catéchisme, le pasteur nous avait raconté que Luther, quand il avait une
journée particulièrement chargée, prenait une heure de plus pour prier. J’en
suis loin. Mais au-delà des membres des conseils presbytéraux, je veux partager
avec chacun cet appel à re-poser notre temps et nos engagements dans le temps
de Dieu et dans sa grâce. Que ferions-nous de bon s’il ne nous bénit ?
Avoir
une véritable attention à chacun de ceux qui en ont besoin, en priorité pour les affaiblis, Dieu nous le
demande. Ce n’est pas leur dire des paroles fourre-tout, mais donner à chacun
ce qui est bon pour lui : “Avertissez
..., Réconfortez ...., Soutenez ....”. Paul
appelle ceux de Thessalonique à une véritable attention aux plus éprouvés et
aux plus vulnérables. Mais attention ! Il ne leur recommande pas tellement
d’en faire plus, il les invite plutôt, fondamentalement, à vivre une dynamique
forte : “Soyez toujours dans la
joie, priez sans cesse, rendez grâce en toute circonstance...” (I Thess. 5, 14-18).
C’est sûrement une voie qui permet d’aller vers les autres sans faire peser le
poids d’une morale.
Puissions-nous
transcrire nos vœux 2008 en engagements dans la cité. Et les vivre en joie et
en reconnaissance. Zoltan
Zalay
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